Cheveux

Que faire en cas de chute de cheveux saisonnière ?

Par Maxime
5 minutes

Comprendre la chute de cheveux saisonnière : un phénomène naturel


Il arrive, souvent à l’automne ou au printemps, que la brosse se remplisse soudainement de cheveux. Si cette chute accentuée inquiète, elle demeure en réalité un mécanisme physiologique courant, partagé par de nombreuses personnes. Le cycle du cheveu suit des phases bien précises : naissance (anagène), repos (catagène) puis chute (télogène). Sous l’influence de facteurs saisonniers, le passage d’une phase à l’autre s’accélère, d’autant plus que la chevelure humaine réagit — tel un héritage lointain — aux variations de lumière ou de température.


Quels sont les signes d’une chute saisonnière ?


Une perte capillaire normale se situe autour de 50 à 100 cheveux par jour. Lors d’une chute saisonnière, ce chiffre peut doubler temporairement, sur une période allant de quatre à huit semaines. Les premiers signes sont souvent un volume visiblement réduit lors du coiffage, plus de cheveux sur l’oreiller ou dans la douche et, parfois, une sensation de chevelure affinée sur les tempes et la raie.


  • Pas d’éclaircissement progressif comme dans l’alopécie androgenétique
  • Les bulbes restent sains, pas de démangeaisons ni plaques rouges
  • Le phénomène régresse spontanément après quelques semaines

Pourquoi les cheveux tombent-ils plus à certaines saisons ?


Le renouvellement du cheveu est partiellement rythmé par l’exposition à la lumière et les variations hormonales naturelles associées. L’automne représente le pic classique de chute saisonnière. Au printemps, il peut également y avoir une augmentation du renouvellement. Plusieurs explications sont avancées :


  • Exposition accrue au soleil en été : stimule la pousse mais précipite ensuite l’arrivée en phase de chute
  • Variation hormonale : la mélatonine, régulée par la lumière, influe sur le cycle pilaire
  • Stress accumulé et micro-carences : typiques en sortie d’hiver ou après l’été (UV, sel, chlore, etc.)

Différencier une chute saisonnière d’une pathologie capillaire


La clé est l’observation : si la perte dure plus de trois mois, laisse des zones clairsemées ou s’accompagne de démangeaisons persistantes, mieux vaut consulter. Une chute saisonnière pure ne s’accompagne pas de perte de densité manifeste ou de plaques. En cas de doute, un dermatologue ou un spécialiste capillaire pourra effectuer un examen du cuir chevelu et proposer un bilan sanguin si besoin.


Bonnes pratiques pour accompagner la chute saisonnière


  • Adopter une routine douce : Utilisez un shampoing avec agents lavants non agressifs. Privilégiez les formules fortifiantes, riches en actifs comme la pro-vitamine B5, l’huile de ricin ou les protéines végétales.
  • Masser le cuir chevelu : Tous les soirs, massez délicatement le crâne du bout des doigts. Cela stimule la micro-circulation, favorise l’apport en nutriments et détend les tensions accumulées.
  • Limiter la chaleur et la traction : Baissez la température du sèche-cheveux, laissez sécher à l’air libre autant que possible. Attachez vos cheveux lâchement, évitez les coiffures serrées (chignons, queues-de-cheval strictes).
  • Éviter les colorations agressives : Durant la période de chute, espacez les traitements chimiques et optez pour des colorations végétales ou temporaires, moins irritantes.
  • Choisir des brosses adaptées : Préférez les brosses à picots souples ou en poils naturels, pour démêler sans casser.

L’alimentation, clé pour soutenir la croissance capillaire


Une alimentation équilibrée est essentielle pour fournir les nutriments nécessaires à la croissance des cheveux. Misez sur :


  • Protéines : œufs, légumineuses, volaille, poisson (la kératine, principale protéine du cheveu, en dépend)
  • Acides aminés soufrés : ail, oignon, choux, céréales complètes (favorisent la solidité)
  • Vitamines B, fer et zinc : levure de bière, lentilles, épinards, fruits de mer
  • Acides gras essentiels : poissons gras, noix, graines de lin (entretiennent la brillance et la santé du cuir chevelu)

N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé avant de recourir à des compléments alimentaires spécifiques (levure de bière, gélules de kératine, zinc, etc.). Ils peuvent être utiles en cure de trois mois, notamment lors des périodes de fatigue ou de stress, mais ne se substituent jamais à une alimentation de base variée.


Soutenir la repousse avec des soins ciblés


En période de chute transitoire, certains soins peuvent donner un coup de pouce à la vitalité capillaire :


  • Lotions fortifiantes : Certaines (à base d’extraits de quinquina, caféine, ortie ou minoxidil en pharmacie) peuvent activer localement la micro-circulation.
  • Sérums épaississants : À appliquer en massage sur les racines, ils renforcent la tige capillaire et limitent la casse.
  • Recettes maison : Masser quelques gouttes d’huile de ricin ou de moutarde sur le cuir chevelu, puis laisser poser avant shampoing, est un geste apprécié pour la vigueur des repousses.

Attention : évitez l’application excessive d’huiles ou de produits occlusifs qui peuvent, à la longue, asphyxier le cuir chevelu.


Zoom sur les solutions naturelles : plantes et huiles essentielles


  • L’huile essentielle de romarin à cinéole : réputée tonifiante et stimulante, quelques gouttes diluées dans une huile végétale en massage peuvent s’intégrer à votre routine (jamais pure ni chez la femme enceinte).
  • La prêle des champs : riche en silice, elle entre dans la composition de nombreuses lotions capillaires « anti-chute ».
  • L’extrait d’ortie : reconnu pour assainir le cuir chevelu et réguler la production de sébum, facteur aggravant lors des chutes saisonnières.

Conseils de la rédaction pour mieux vivre la chute saisonnière


  • Relativiser : Cette période est temporaire et vos cheveux retrouveront volume et vitalité dans leur cycle prochain.
  • Consulter en cas de doute : Si la chute dure, s’accompagne d’autres symptômes (state anxieuse, perte de cils/sourcils, ongles cassants), consultez votre médecin ou un dermatologue.
  • Le bien-être avant tout : Stress, fatigue ou bouleversements émotionnels accentuent la chute. Accordez-vous du temps : relaxation, sommeil, activités apaisantes.

Fréquence des soins et recommandations pratiques


  • Privilégiez un lavage doux 2 à 3 fois par semaine, pas plus, pour ne pas décaper le cuir chevelu.
  • Évitez les brossages agressifs sur cheveux mouillés (fragiles à ce moment-là). Utilisez un large-peigne ou vos doigts.
  • Les masques fortifiants hebdomadaires (levure de bière, huile d’argan, kératine végétale) sont idéaux pour renforcer la fibre capillaire.
  • Évitez le cumul de soins s’ils sont trop différents (ne surchargez pas votre routine, restez cohérent dans vos choix d’actifs).

FAQ : vos questions les plus fréquentes sur la chute de cheveux saisonnière


  • Combien de temps dure la chute saisonnière ?
    En moyenne, de quatre à huit semaines, rarement au-delà de trois mois. La repousse est progressive, généralement visible au deuxième mois.
  • Dois-je m’inquiéter si je perds beaucoup plus de cheveux ?
    Surveillez la durée et l’apparition d’autres symptômes. Consultez si la chute persiste ou si elle affecte d’autres parties du corps.
  • Les compléments alimentaires sont-ils efficaces ?
    Oui, en cure courte (trois mois) pour soutenir la phase de renouvellement. Le zinc, la biotine et la levure de bière font partie des plus étudiés.
  • Puis-je colorer ou lisser mes cheveux pendant cette période ?
    Oui, mais optez pour des procédés doux. Privilégiez les colorations végétales et limitez la fréquence du lissage ou de l’utilisation du sèche-cheveux.

En conclusion : accompagner la chute saisonnière avec douceur


La chute de cheveux liée au changement de saison, si elle peut inquiéter, ne doit pas faire oublier qu’elle est le signe d’un rythme capillaire bien orchestré. Avec une routine adaptée, une alimentation riche en nutriments essentiels et le recours ponctuel à certains soins spécifiques, il est tout à fait possible de traverser cette période sans compromettre ni la santé ni la beauté de la chevelure. Et surtout, faites confiance à la capacité naturelle de vos cheveux à se renouveler : de la patience et de la bienveillance, voilà la meilleure prescription beauté selon Beauté Pratique !


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